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 Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913

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MessageSujet: Re: Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913   Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 EmptyVen 16 Sep 2022 - 15:44

Tout à fait.
Quand ma curiosité est titillée, je fonce direct !!!
Wink

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"Les humains, pour la plupart, ne se doutent de rien, sans envie ni besoin de savoir, ça leur va comme ça, ils croient avoir de l'emprise sur les choses.
- Mh... pourquoi en avoir fait un secret ? Ils peuvent comprendre, ils sont intelligents...
- Une personne, sûrement, mais en foule, on est cons, on panique comme une horde d'animaux, et tu le sais."
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MessageSujet: Re: Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913   Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 EmptyVen 16 Sep 2022 - 16:40

Ah, Sylvain, je ne sais pas comment vous avez procédé ? J'avais cherché un peu avec Google maps,
mais vite abandonné. C'est bien elle, pas de doute. Quel changement ! Bien ripolinée...
On a de la chance d'avoir des limiers hors-pairs sur ce site .

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MessageSujet: Re: Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913   Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 EmptySam 17 Sep 2022 - 3:37

mercattore a écrit:
Ah, Sylvain, je ne sais pas comment vous avez procédé ? J'avais cherché un peu avec Google maps,
mais vite abandonné. C'est bien elle, pas de doute. Quel changement ! Bien ripolinée...
On a de la chance d'avoir des limiers hors-pairs sur ce site .

J'ai utilisé Google Earth sur le quartier, en essayant de repérer une maison en bordure de route avec un jardinet avant délimité par un muret en diagonale... Et un peu de cette chance qui me fait défaut dans le reste de ma vie...

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MessageSujet: Marcel Redureau   Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 EmptySam 17 Sep 2022 - 15:42

C'est bien la maison du massacre.Ce qui a conforté ma certitude ce sont surtout les bâtiments attenants situés à gauche qui ont exactement le même profil que sur les clichés de l'époque.Belle trouvaille!
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MessageSujet: Re: Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913   Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 EmptyLun 19 Sep 2022 - 18:11


Sur l’affaire Redureau l’article du quotidien Le Petit-Parisien développe une analyse plus profonde que celles d’autres quotidiens s’exprimant d’une façon « brut de décoffrage ». Ici, l’accent est mis, objectivement, sur la vie de travail de cet ado de 15ans, vie difficile qui, certes, n’explique pas tout, mais a probablement eu une incidence importante sur le comportement de Redureau. Vie de travail relevée aussi par son avocat,  Abel Durand, dans sa plaidoirie du 3 mars 1914.

L’article :

Enfants criminels

Le crime du Landreau a jeté la consternation, non seulement dans une province de France, mais dans le pays tout entier. Le meurtre d'une famille de travailleurs, accompli avec une semblable férocité par un enfant a déconcerté les esprits les plus difficiles à s'émouvoir.
Les médecins, les savants versés dans les énigmes mentales, n'ont pas caché leur étonnement devant un aussi épouvantable forfait.
   On a soutenu qu'il fallait remonter à Troppmann, dans les annales judiciaires, pour assister à pareille sauvagerie : c’est une erreur.
Le 27 mars 1898, un jeune homme nommé Gaillard ( 1[/color]) assassina, lui aussi, une famille de paysans composée de la mère, de la grand'mère et de trois enfants. Mais si les actions sont comparables, les criminels différaient sensiblement.

Gaillard s'était, dès l'enfance, signalé par une méchanceté perverse il coupait les jeunes arbres, jetait des pierres sur la voie du chemin de fer pour faire dérailler les trains, il passait ses jours à voler aux étalageas, les nuits à marauder. Voilà pour la première enfance. Plus tard, adolescent, il ne pouvait rester dans la même usine ; à dix-huit ans, il était arrêté pour vol : cinq condamnations furent, depuis, prononcées contre lui. Il arrivait donc au crime chargé, déjà, de fautes graves et marqué comme un cheval de retour. Enfin, si l'on examine ses antécédents, l'on découvre qu'il était le fils d'un père alcoolique et d'une mère dépravée.

Chez Redureau, on ne trouve rien dans sa vie antérieure ni dans la conduite de ses parents, qui puisse servir d'explication à son acte criminel. Il appartient à une famille laborieuse où tous les enfants, qui sont nombreux, furent de bons sujets il a toujours vu des exemples salutaires autour de lui.
   A l'école, il s'est montré un élève attentif on le jugeait intelligent et timide. Et pourtant, ce gamin de quinze ans a exécuté sa série de crimes avec une cruauté abominable. Le drame du Landreau va donner raison aux sociologues qui soutiennent que le nombre des enfants criminels s’accroit chaque année.
   Certaines âmes un peu trop sensibles s'efforceront d'en atténuer l'horreur en peignant l'enfance douloureuse de Redureau. A quinze ans, combien de garçons sont insouciants et vivent d'heureux jours. Lui était obligé de fournir un travail exténuant, et les moralistes qui tirent des faits des conclusions trop hâtives sont bien près de soutenir que si les jeunes gens n'étaient pas déprimés trop tôt, ils ne seraient pas capables d'actions aussi exécrables.

O[r, les statistiques sont là pour leur infliger des démentis il en résulte que ce ne sont pas les garçons ayant souffert dans l'enfance qui passent de préférence devant les tribunaux.
   L'éminent criminaliste, M. Henri Joly, de l'Institut, est formel sur ce point. S'étant rendu a la prison de Fresnes pour y étudier l'enfance criminelle, il examina avec soin dix jeunes gens arrêtés pour vol, vagabondage, tentatives d'assassinat. Tous étaient nés de parents travailleurs qui leur avaient fait donner une solide instruction primaire. Ils possédaient chacun un métier lucratif, puisque la moyenne des journées était de 6 francs.

Lorsqu'on les interrogeait, ils répondaient d'un air détaché, avouaient en souriant leurs fautes, comme si c'étaient de belles actions. Ce qui les avait tous poussés, ce n'était pas le besoin de se venger de la société, mais simplement la paresse, le goût de l'indépendance, le désir du luxe, de jouissances immédiates.
Les enfants qui commettent des crimes ne se différencient guère des hommes capables des mêmes forfaits chez tous le sens de la responsabilité est presque aboli. Une image enflamme leur cerveau et les pousse à accomplir un acte avec une violence qu'ils disent irrésistible.

Un être humain, équilibré, doué de jugement, ne s'abandonne pas à son impulsion il raisonne, il prévoit la conséquence de ses actes. Le criminel agit tout de suite, par une sorte de réflexe, sans se demander ce qu'il adviendra par la suite.
   Il y a deux espèces de causes au rétrécissement du champ de la conscience c'est d'abord la mauvaise éducation. L'enfant qui a vu commettre des actes immoraux dans sa famille ne sait pas qu'il fait mal en imitant les siens. La seconde cause, c'est la dépression en eux causée par un excès de travail, un surmenage physique et intellectuel. Nous voudrions espérer que le cas du jeune Redureau se range dans cette seconde catégorie.

Les hygiénistes, les médecins nous ont cité bien des cas d'hommes raisonnables et même de valeur qui sont sur le point de perpétrer une mauvaise action parce qu'ils sont sous le coup d'une fatigue, d'un ralentissement de vie psychique. On a dit que le fermier chez lequel Redureau travaillait était dur pour lui, ne manquant pas une occasion de le punir. Lorsqu'un organisme est en bon état, il fait la part des choses mais un cerveau déprimé ne  réagit pas.
   Le docteur Maurice de Fleury a cité le cas d'un écrivain de talent qui, rudement pris à partie par un critique médiocre, demeura plusieurs semaines dans un état de prostration, d'humilité, de doute de soi-même qui lui enleva le goût de l'effort. Beaucoup d'hommes, doués d'une sensibilité féminine, ont besoin d'encouragements, d'approbations pour suivre allègrement leur route.

La fatigue nerveuse peut vraiment déterminer un commencement de folie. Il y a quelques années, un médecin fort connu survenait brusquement chez un de ses éminents confrères, avouait en pleurant qu’il était déshonoré. Ne venait-il pas de prescrire à un malade vingt grammes d'aconit au lieu de vingt gouttes.
   Il avait commis ce crime sciemment et sans trembler. Emoi du médecin devant une pareille confession. Il court chez le pharmacien, réclame l'ordonnance, elle était parfaitement exacte, exempte d'erreur ; la dose n'avait pas été augmentée. On voit à quelles misères conduisent les dépressions nerveuses, les fatigues mentales. Si nous les énumérons, c'est que nous voudrions voir dans le jeune Redureau une de leurs victimes. Ce serait l'explication la moins sauvage à son horrible action. A tout prendre, il vaut mieux voir dans un individu un fou qu'un monstre.

Le Petit Parisien, du 08-10-1913.
Source : gallica.bnf.fr

(1) Crimes de Nassandres.
Commis le 28 mars 1898, par Alphonse Gaillard, 27ans, sur une famille de six personnes, trois adultes et trois enfants.
Il sera guillotiné le 18 août 1898 par Louis Deibler, à Evreux (Eure - 27).

Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 Nassan10
 
(2) Jean Frollo. Collectif de journalistes, notamment :
- Charle-Auguste Laisant (1841-1920) - Officier de carrière, mathématicien, député.
- Philippe Aebischer (1848-1933). Allemand. Ecrivait en français et en allemand.
- André Tardieu (1876-1945). Député, ministre de l’Intérieur, président du Conseil. En mai 1932, il assura l’intérim de la présidence de la République après l’assassinat de Paul Doumer par Gorguloff;        
Et Jean Dupuis (1844-1919). Directeur du Petit-Parisien, sénateur, ministre.

Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 Redure21

Complainte conservée au musée  Saint-Vic, à Saint-Amand-Montrond (Cher - 18)
Ecrite en 1913 par L.-M. Simonet, elle se chante sur la musique de La Pimpolaise composée par Eugène Feautrier.
Il existe au moins huit complaintes relatant les crimes de Bas-Briacé.
Pour rappel : en voici une, chantée par Christine Dufourmantelle, accompagnée au concertina par Louis Auneau (descendre en bas de page) : https://patrimonia.nantes.fr/home/decouvrir/themes-et-quartiers/la-tuerie-du-landreau.html
Source : Dastum 44.

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MessageSujet: Re: Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913   Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 EmptySam 24 Sep 2022 - 17:25

Il y a dix ans, Sylvain 44 nous signalait la maison des Mabit encore debout. Dommage qu’à l’époque il n’ai pu mettre de lien vu sa très brève apparition.

Sylvain44 a écrit:
Bonjour,

la maison ou c'est passé ce crime est toujours debout et n'a d'ailleurs pas beaucoup changée, je vous mets le lien pour la voir :
EDIT : je suis nouveau, pas de lien pendant 7 jours  Sleep

- Marcel René Joseph Redureau est né le 24 juin 1898 à Le Landreau (Loire-Inférieure, devenue Loire-Atlantique - 44).
Il est décédé le 9 mars 1916, à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne - 47), et non pas à Eysses comme indiqué précédemmment (aujourd’hui, Eysses est devenu un quartier de Villeneuve-sur-Lot).

En 1977, à Puzauges (Vendée - 85), a été recueilli les souvenirs de Mme Barret, âgée de 7 ans à l’époque des crimes de Bas-Briacé. Elle se souvient d’une complainte sur cette affaire, chantée sur l’air de La Paimpolaise. Extrait sonore : https://cerdo.fr/dyn/portal/index.seam?page=alo&aloId=67511
Source : UCPC-Métive.
Document complet consultable à la Maison des cultures de pays, Parthenay (Deux-Sèvres -  79).

Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 Redure24

Une complainte sur l’affaire Redureau (1913).
Tout y est. Le titre, accrocheur, rappelle les crimes de Troppman et la couleur sanguine sur les victimes attire le regard. Toutes les victimes sont présentes, le petit Pierre, rescapé, aussi. Par deux fois, Marcel Redureau est montré dans son action destructrice et son visage couleur sang est bien centré.
Il est qualifié de bandit, qualificatif remémorant Bonnot et les  « bandits en auto » dont les derniers membres condamnés  à mort sont exécutés cette même année de 1913. Et long compte-rendu de l'affaire.

Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 Redure25

Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 Redure26

Source : Collection J-F. Maxou Heinzen / CriminoCorpus.

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MessageSujet: Re: Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913   Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 EmptyDim 19 Fév 2023 - 9:33


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Le couple Mabit, Marie et Jean-Marie.




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MessageSujet: Re: Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913   Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 EmptyDim 19 Fév 2023 - 22:35

https://www.retronews.fr/justice/echo-de-presse/2021/08/26/lincomprehensible-furie-homicide-de-marcel-redureau-15-ans
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MessageSujet: Re: Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913   Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 EmptyMar 7 Mar 2023 - 19:50

"Des crimes presque parfaits" consacré à l'affaire :

https://youtu.be/I5wSk2YBhCE
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MessageSujet: Re: Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913   Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 EmptyLun 4 Sep 2023 - 17:09

Une récente vidéo sur l’affaire Redureau. Qu’en dire ? Primo, vidéo trop courte et quelques petites inexactitudes. L’outil utilisé pour le massacre n’était ni une serpe, ni une hache et M. Mabit n’a pas été tué dans le champ de sa vigne mais dans le pressoir.

Sur le mobile (les) de Marcel Redureau Mme Wyu n’aborde pas les conditions de travail imposées à un adolescent en plein développement physique et psychique, comme l’a développé son avocat maître Albert Durand, qui, certes, ne peuvent expliquer à elles seules ce drame effroyable mais ne sont probablement pas à  négliger.
Est seulement évoqué la possibilité d’une bouffée délirante aigüe et ensuite plutôt délaissée.

Mme Wyu fait également un parallèle de cette affaire avec l’affaire Tropmnann. C’est un parallèle que l’on peut estimer lointain, quand même, à part le nombre élevé de victimes comportant des enfants . Troppmann avait vingt ans, loin des quinze ans de Redureau, ses crimes étaient à but lucratif (ce que Mme Wyu relève) et la préparation du forfait mûrement réfléchie .
Mention n’est pas faite non plus du livre d’André Gide sur cette affaire. A ce sujet, lire le fil de Titange, du 10 mai 2021, page 1.

Sonya Lwu. Video.18mn.21. https://www.youtube.com/watch?v=T0m8UWrmNHs
Vidéo intéressante pour qui ne connait pas l’affaire, avec une bonne diction, ce qui n’est pas toujours le cas dans certaines vidéos.



















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MessageSujet: Re: Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913   Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 EmptyLun 4 Sep 2023 - 18:46


Relevé dans le quotidien L’Ouest-Eclair, du 4/10/1913 (édition de Caen).

Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 Crime_10

Nantes, 3 octobre.

Marcel Redureau. Un monstre qui assassina sept personnes au village de Bas-Briacé, n'a pas encore fait choix d'un défenseur. Le juge d'instruction a demandé à M. le bâtonnier du barreau de Nantes, de lui en désigner un d'office. Le choix de ce dernier ne sera connu que samedi. Or, on sait qu'aux termes de la loi le premier interrogatoire ne peut avoir lieu que quarante-huit heures auprès que l’avocat  a été chargé de suivre l'instruction. Mais Marcel Redureau ne sera pas interrogé avant lundi.

Depuis deux jours et deux nuits qu’il est dans sa prison, l'assassin n'a pas perdu son calme déconcertant. Il dort paisiblement et mange avec appétit, nous a-ton dit au palais. Mais il parait fort préoccupé à certains moments et réfléchit beaucoup. Sans doute, il se rend compte de toute l'horreur de son forfait, car ainsi que nous l'avons dit, il n'a jamais présenté jusqu’ici des signes d'aliénation mentale et de plus il ne buvait pas.

Le soir du drame il n'était certainement  pas ivre. Son patron avait débouché un' bouteille de vin qu'on a retrouvée près du pressoir; elle était encore à moitié pleine et il est certain que Mabit et son domestique n'ont pas bu plus d'un verre chacun.

LES PIECES A CONVICTION

L
e parquet a tait saisir le pilon avec lequel Redureau assomma son patron et le couteau à raisin avec lequel il lui trancha la gorge et fit ensuite six autres victimes. La lame du couteau à raisin, avons-nous dit, mesure cinquante centimètres et le manche est encore plus long. C'est une arme terrible, très bien aiguisée, et qui ressemble assez au couteau spécial des peines capitale au Tonkin ou encore à la faux guerrière des Boxers.
Redureau frappa avec une telle violence que le manche du couteau se brisa.
Et on a retrouvé un morceau près du berceau dans lequel dormait le petit Joseph, âgé de deux ans.

UNE VISITE AU VILLAGE

L
'émotion causée par ce drame 'atroce ne s'effacera pas d'ici longtemps dans le village de Bas-Briacé et dans les environs. Je suis retourné ce matin sur les lieux. Aujourd'hui comme hier, les habitants ne s'entretiennent que de l'affreuse chose. Et il semble que ce coin du vrillage apparait plus triste encore depuis l'inhumation des infortunées victimes.

Les scellés ont été apposés dans la maison Mabit. Les portes et les volets sont clos, pour bien longtemps sans doute. Il y a quelque jours encore une famille honorable vivait là heureuse, des enfants mignons et vigoureux s'amusaient près du toit paternel, mais la mort est passée et hier c'est une famille entière qu'on a conduite à la nécropole.

LE PETIT RESCAPE (récit probablement un peu arrangé par le journaliste)

J’ai revu ce matin le petit Pierre, le pauvre bambin échappé au massacre par un hasard vraiment providentiel. Le petit à le cœur bien gros. Bien qu'il n'ait que quatre ans, il comprend qu'un drame terrible s'est déroulé dans la maison paternelle, car il a vu du sang partout. Et puis, ses parents, ses sœurs, son petit frère ne sont plus la.
Il a bien vu qu'on les a emportés hier et il sait qu'il ne les reverra plus, car on le lui a lit. Je demande à l'enfant s'il se souvient du drame, s'il a vu Redureau frapper sa maman et la bonne. Le petit Pierre me répond :

« Je me souviens très bien avoir vu entrer Marcel Redureau. Il portait une lanterne dans une main et dans l'autre un grand couteau. Marcel a battu Marie Dugast. Ensuite il a battu ma maman. Après je l'ai vu aller dans la chambre de grand'mère et revenir à la chambre de mes petites sœurs et de mon petit frère. Mes sœurs ont crié.
Alors j'ai eu grand peur et je me suis caché sous mes couvertures.
Marcel est sorti. Après j'ai dû m'endormir. Le matin je me suis levé. J'ai vu ma maman qui avait grand bobo. Je suis sorti et j’ai trouvé Mme Durand qui m’a emmené chez ma tante… »


LE PASSE DE L’ASSASSIN

A
insi que nous l’avons déjà dit, Marcel Redureau est considéré par tous ceux qui le connaissent comme un être parfaitement équilibré.
L’instituteur du Landreau, M. Béranger, qui l'a eu comme élève, nous dit :
« Marcel Redureau a quitté l'école à l'âge de 13 ans, après avoir obtenu son certificat l'études primaires. D'intelligence moyenne, Redureau s'est toujours bien conduit. C'était un bon élève qui me donnait toute satisfaction. Aussi mon étonnement fut-il grand lorsque j'appris qu'il était l'assassin. »

M. du Boisguéhéneuc, maire du Landreau, ne s'explique pas lui non plus que Marcel Redureau ait pu commettre un semblable forfait. Il n'était pas fou, dit le maire, et rien dans son passé ne faisait prévoir qu'un jour il assassinerait sept personnes.

QUEL PEUT ETRE LE CHATIMENT DE L'ASSASSIN ?

C
omme nous l'avons dit, Marcel Redureau est né en juin 1898. Il est donc âgé de moins de seize ans. Et pour les mineurs de seize ans, le code français n'a prévu qu'une peine de prison allant de dix à vingt années. Voici d'ailleurs à ce sujet l'article 67 du Code pénal :
S'il est décidé qu'un mineur de 16 ans a agi avec discernement, les peines seront prononcées ainsi qu'il suit :
« S’il a encouru la peine de mort, des travaux forcés à perpétuité, de la déportation, il sera condamné à la peine de dix à vingt ans d'emprisonnement dans une colonie correctionnelle. »

Redureau sera traduit devant la Cour d'assises et non devant le tribunal correctionnel comme le sont les mineurs avant commis un crime qui n'entraîne pas la peine de mort (art. 68 du Code pénal).
Redureau étant âgé de moins de seize ans la question du discernement devra être posée au jury, mais il appartiendra au ministère public de faire la preuve de sa responsabilité.

Si le jury estime que cette preuve n'est pas faite, l'accusé sera acquitté, mais il pourra être envoyé dans une maison de correction ou remis à ses parents, ce que la Cour ne saurait accorder dans la circonstance qui nous occupe.
Les maisons de correction reçoivent des enfants acquittés comme ayant agit sans discernement et les détiennent jusqu'à leur majorité.

Un père de famille a parfaitement le droit d'y faire détenir son enfant pendant trois mois et sans fournir la moindre explication.
Ces maisons de correction sont en général des quartiers spéciaux de la maison d'arrêt. Aux termes de la loi les détenus doivent y recevoir une éducation religieuse, morale et professionnelle.

Les colonies pénitentiaires reçoivent plus spécialement les enfants condamnés à un emprisonnement de six mois à deux ans.
Les colonies correctionnelles sont réservées aux mineurs condamnés à plus de deux ans de prison. Il n'existe, et seulement depuis
1895, qu'une seule colonie correctionnelle. Elle a été créée dans l'ancienne maison centrale d’Eysse.

La loi de 1850 se contente de spécifier que les détenus de cette maison seront élevés en commun sous une discipline sévère et qu'ils seront appliqués aux travaux de l'agriculture ainsi qu'aux principales industries qui s'y rattachent.

Plusieurs règlements d'administration publique sont intervenus, notamment celui du 10 avril 1899 qui traite des récompenses et des punitions et recommande de faire une sélection entre les détenus, en raison de leur degré de perversité.
Comme on le voit, le châtiment de Redureau ne sera certainement pas proportionné à l'énormité du forfait dont il s'est rendu coupable.









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MessageSujet: Re: Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913   Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 EmptyLun 4 Sep 2023 - 19:21

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MessageSujet: Re: Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913   Les terribles assassinats de Bas-Briacé - Marcel Redureau - 1913 - Page 2 EmptyMar 30 Avr 2024 - 15:23



Affaire Redureau.

Préambule.

A propos des blessures infligées par Redureau à ses victimes.

Les examens des cadavres ont été effectués par le professeur Ollive, secondé par le docteur Amédée Monnier.
Transcription d’un extrait de l’article du professeur Ollive intitulé La tuerie de Landreau, paru dans Archives d’anthropologie criminelle de médecine légale et de psychologie normale et pathologique. Année 1914, tome 20.

« Les cadavres se trouvent dans quatre pièces. Dans le cellier se trouve le corps du chef de famille, Jean Mabit.
Ce cellier est distant de la maison d'habitation d'une trentaine de mètres et dans cette maison d’habitation l’on voit dans la cuisine les cadavres de la femme Mabit  et de sa domestique ; dans une pièce voisine le cadavre de la vieille grand-mère (elle était couchée) et dans une troisième pièce, enfin, les cadavres des trois enfants dans leurs lits.

Aucune victime ne s'est défendue ; il n’y a aucune trace de lutte, la mort a été rapide brutale, presque foudroyante.
Les blessures sont toutes portées à la face et au cou, faisant des plaies énormes en étendue et en profondeur. Ajoutons que chaque victime a reçu plusieurs blessures. Nous allons faire connaitre les particularités que peuvent présenter les blessures.

La première victime est certainement Jean Mabit. Cet homme a été frappé au cours de son travail, ainsi que le montrent bien la disposition des lieux et la position du cadavre.
Dans le cellier existe un pressoir. Ce pressoir est chargé et la barre servant à faire manœuvrer la vis est en place. Mabit est à cette barre, qu’il tient sans doute à pleines mains, et il tire en arrière.

C’est dans cette attitude qu’il reçoit au sommet du crâne plusieurs coups de massue qui font éclater le cri chevelu sans déterminer de fracture du crâne. Mabit s’abat sans faire un mouvement — le sol n’est pas piétiné, les vêtements n’ont pas subi le moindre désordre, et l’attitude du corps est particulière.

Les genoux sont complètement repliés, les bras sont étendus en croix et le corps repose sur le dos, la tête rejetée en arrière, le visage ayant une sorte d’expression extatique. C’est alors, sans doute, qu’intervient le terrible couteau à vendange et, d’un seul coup, le larynx,  l'œsophage, les gros vaisseaux, tout est sectionné pendant que l’arme entame le corps de la quatrième vertèbre cervicale.
La tête ne semble plus tenir au tronc que par la peau de la partie postérieure du cou.

Le professeur Ollive va ensuite décrire le comportement de Redureau dans la maison d’habitation.

« ……Redureau se rend à la maison d’habitation. Dans une cuisine, pièce très vaste; deux femmes assises autour d’une grand table ronde ; elles travaillent — travail de couture ainsi que le montre les dés que le doigt a retenus ou qu’il a laissé échapper. Une bougie les éclaire.
Dans un lit dort un petit  garçon, que l'assassin a sans douté oublié, car seul il échappa à la mort.
Redureau entre. La femme Mabit et sa domestique n’ont probablement pas le temps de tenter de se défendre, car là encore pas le moindre désordre, les victimes tombent à la place où elle ont été frappées.

La fermière est étendue sur le dos, la tête près du foyer, les bras le long du corps, les jambes un peu écartées. Les jupons ne sont pas relevés. Sur le coté droit de la face une plaie s’étend de la commissure labiale à l’oreille, ouvrant tout ce côté de la face, en effondrant les deux maxillaires ; au cou deux plaies séparées par un lambeau de chair et sectionnant les deux carotides, la trachée, et allant jusqu’à la colonne vertébrale.

Puis voila une plaie une plaie devant laquelle on reste  vraiment stupéfait. La femme Mabit est enceinte, presqu’à terme; le meurtrier relève le jupon et la chemise et d’un coup de son arme porté entre les deux jambes, il sectionne la branche horizontale du pubis, ouvrant la cavité abdominale à sa partie inférieure.
On aperçoit au fond de la plaie la vessie qui n’a pas été ouverte, de même que l’utérus est resté indemne.

Et quand on demande à Redureau ce qui l’a poussé à faire cette étrange blessure, il ne sait pas.
Aux pieds de la femme Mabit, et étendu perpendiculairement à son corps, est celui de la servante Marie Dugast. Elle est couchée sur le coté droit, la tête en extension repose sur le sol par sa partie droite, le bras droit est replié sous le corps, tandis que le bras gauche est projeté un peu en arrière. Aucun désordre dans les vêtements.

Les blessures de la tête et du cou sont tellement nombreuses qu’on peut à peine les décrire ; c’est un effondrement de toute la région temporise-maxillaire, une section du cou tellement profonde que la colonne vertébrale a été atteinte et que tous las vaisseaux ont été sectionnés. Les deux cadavres sont au milieu d’une mare de sang qui s’étend à plus de 1m tout autour.
Si l’on sort de la cuisine et que l’on traverse un couloir, on entre dans une autre pièce où est couchée la vieille grand-mère.
L’attitude du corps fait penser que cette pauvre vieille a tenté de se lever, soit qu’elle ait entendu du bruit, soit qu’elle ait vu l’assassin pénétrer dans sa chambre.
En effet, les pieds sont ramenés vers le bord du lit ; mais là encore, l’attaque a dû être foudroyante. Le corps couché sur le côté gauche, le bras gauche ramené sur la poitrine et la tenant un chapelet, le bras droit le long du corps.

C’est donc le côté droit qui s’offre aux coups, qui sont portés tellement multiples que les énumérer est impossible. Tout le côté droit de la face et du coude forme qu’une large plaie béante et, au fond de cette plaie, fait hernie le poumon, car la cage thoracique a été ouverte à sa partie supérieure.  Redureau revient alors dans la cuisine où se trouvent les cadavres des deux femmes et pénètre dans une pièce où se trouvent couchés les trois enfants.

Les fillettes occupent ensemble un grandi lit, le bébé de deux ans est dans son berceau. Les deux fillettes sont couchées de telle manière qu’elles se regardent.
Celle qui occupe la partie antérieure du lit est couchée sur le côté gauche, les bras croisés sur la poitrine. Elle a été guillotinée, la tête ne tient plus au corps que par la peau de la région latérale gauche du cou. Le colonne vertébrale a été sectionnée entre la deuxième et la troisième vertèbre cervicale

La deuxième fillette est couchée sur le côté gauche, les jambes repliées en chien de fusil.Sur le côté gauche de la tête et du cou l’on peut compter au moins cinq plaies profondes. L’une a enfoncé la région pariétale d’où s’échappe la substance cérébrale, une autre a effondré le maxillaire supérieur, une autre sectionné la colonne vertébrale.
Enfin, il est probable que l’enfant a voulu esquisser un mouvement de défense, en projetant son bras gauche en avant, car le poignet a été presque tranché.

Le bébé, dans son berceau innondé de sang est la dernière victime : il  est couché sur le côté droit et c’est le côté gauche du crâne et de la face qui s’offre aux coups. Nous comptons pas moins de six blessures ayant en moyenne 8 centimètres de longueur. Deux ont sectionné le cuir chevelu et l’os pariétal, deux ont sectionné la région parotidienne et la branche montante maxillaire, une autre sectionné la joue, enfin la jugulaire et la carotide.

Quel temps le meurtrier a-t-il mis à accomplir un tel forfait ? Probablement peu de temps. A combien estimer le nombre total de coups portés ? Nous pensons qu’ils ont été au moins de trente.
A l’audience de la Cour d’assises, l’attitude de Redureau a semblé toute d’indifférence et, devant un tel crime, le problème psychique reste bien complexe, bien difficile à résoudre. »

Fin de la transcription.










Dernière édition par mercattore le Lun 6 Mai 2024 - 22:44, édité 1 fois
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Alecto
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Cela donne froid dans le dos.
La psychiatrie n'est pas une science exacte, mais je me demande vraiment quel était le profil clinique de cet assassin.
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